La lutte anticorruption figure parmi les priorités ESG des investisseurs institutionnel

Cet article fait partie d’une série fondée sur les résultats du sondage sur l’investissement responsable de RBC Gestion mondiale d’actifs en 2019. Ce sondage, intitulé Investissement responsable : Un marché en évolution, révèle des faits intéressants sur la prise en considération des critères environnement, société et gouvernance (ESG) par les investisseurs institutionnels mondiaux

Selon le sondage sur l’investissement responsable de RBC Gestion mondiale d’actifs 2019, les investisseurs institutionnels sont préoccupés par la corruption et ses impacts sur les rendements des placements.
 
Parmi les quelque 800 répondants provenant de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique du Nord, près des deux tiers affirment que la lutte anticorruption constitue l’un de leurs principaux critères de placement. Leurs deux autres principales préoccupations ESG sont l’eau et la cybersécurité. 
 
La lutte anticorruption préoccuperait par ailleurs un peu plus les Canadiens, 69 % des répondants ayant déclaré qu’il s’agissait de leur souci majeur. Aux États-Unis, 66 % des répondants placent la lutte anticorruption au sommet de leurs préoccupations. 
 
La corruption peut prendre diverses formes, y compris le trafic d’influence, le détournement de fonds, le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale. En 2018, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a affirmé queces pratiques coûtaient à l’économie mondiale plus de 3,6 billions de dollars américains chaque année1. Ce montant se décompose comme suit : 1 billion de dollars américains en pots-de-vin et 2,6 billions de dollars américains en détournements de fonds. 
 
Même si la corruption semble être plus aiguë dans les économies en développement, où la primauté du droit est moins établie et l’application des lois peut être déficiente, elle est présente partout dans le monde. Aux États-Unis et au Canada, la corruption est endémique dans les secteurs de l’immobilier et de la construction, comme l’indique l’indice 2019 des défis de la corruption de Risk Advisory2
 
Les pays qui ont participé au sondage de RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) figurent parmi les régions où le taux de corruption est le plus bas à l’échelle mondiale. La corruption n’est pas un phénomène propre aux pays à faibles revenus ; elle a par contre de profondes répercussions sur l’économie et les citoyens de ces pays. 
 
« La corruption a un impact disproportionné sur les pauvres et les personnes les plus vulnérables, car elle fait grimper les coûts des services, notamment les soins de santé, l’éducation et la justice, et en diminue l’accès », affirme la Banque mondialedans un billet politique sur ce sujet3
 
« La plupart des formes de corruption les plus coûteuses ne pourraient pas être mises en œuvre sans l’entremise d’institutions situées dans des pays riches », selon l’auteur du billet, faisant allusion aux institutions financières qui acceptent le produit de la corruption et aux intermédiaires qui facilitent les opérations frauduleuses.
 
Le Forum économique mondial (FEM) est l’une des organisations qui encouragent les investisseurs à porter une plus grande attention à leurs affiliations et à leurs attaches financières. « De trop nombreux pays développés tolèrent l’exportation et la pratique de la corruption par leurs personnes morales ou physiques »,a écrit le FEM en 20164.
 
Le sondage de RBC GMA révèle que les investisseurs sont conscients que la lutte anticorruption doit faire partie intégrante de leur stratégie de placement. Comme elle tient compte de critères ESG dans la constitution de ses propres portefeuilles de placement, RBC GMA est à même de constater les complications, d’une région à l’autre, associées aux structures de gouvernance. Par exemple, en Chine, malgré une amélioration réelle des pratiques de gouvernance depuis le début de la campagne lancée en 2012 par le gouvernement pour réprimer la corruption, les véritables motivations du gouvernement et l’accent mis par la suite sur la sécurité continuent de susciter des inquiétudes occasionnelles. 
 
Selon Christoffer Enemaerke, gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe Actions, Marchés émergents RBC, à RBC Global Asset Management (UK) Limited, de piètres pratiques en matière de gouvernance, y compris la corruption, peuvent nuire à la croissance économique.« La corruption peut entraîner une raréfaction des ressources, notamment des terrains, de l’eau, voire des services en santé et en éducation, précise M. Enemaerke. Elle peut également réduire les dépenses publiques, surtout celles liées à des projets visant à aider les plus démunis. En ce qui concerne les marchés émergents, notre équipe estime que les réformes publiques joueront un rôle essentiel dans le contrôle des risques ESG, comme la corruption ».
 
Cela dit, des signes démontrent que le secteur privé commence à prendre de plus en plus au sérieux les efforts de lutte contre la corruption. 
 
Par exemple, des douzaines de multinationales ont adhéré à l’initiative du partenariat contre la corruption établi par le FEM, s’engageant dans cette démarche collective qui vise à accroître la confiance du public dans les sociétés, à assainir les marchés et à créer des conditions de concurrence équitables en luttant contre la corruption5
 
Comme c’est le cas pour de nombreux autres critères ESG, les investisseurs savent que du point de vue financier, ils ont intérêt à mieux comprendre les risques que comporte la corruption, ainsi que les mesures mises en place par chaque société pour y faire face. En 2012, le FEM et la Banque mondiale ont estimé que la corruption majorait de 10 % le coût de faire des affaires dans le monde et de 25 % le coût des contrats d’approvisionnement dans les pays en voie de développement. 
 
En raison du resserrement de la réglementation, les sociétés coupables de corruption s’exposent maintenant à de plus lourdes conséquences immédiates dans leur pays et risquent de perdre des occasions d’affaires à l’étranger. 
 
Aussi, l’intérêt des investisseurs envers les sociétés qui appliquent des politiques et des mesures anticorruption strictes, et qui sont en mesure de prouver leur intégrité, est de plus en plus marqué. 
 
D’après le sondage sur l’investissement responsable de RBC GMA, une grande majorité des investisseurs institutionnels reconnaît que l’utilisation de critères ESG ajoute de la valeur à leur portefeuille, car elle offre aux gestionnaires d’actifs et aux sociétés l’occasion de tirer profit de saines pratiques de gouvernance et de transparence. 

1  « The costs of corruption: values, economic development under assault, trillions lost, says Guterres » (Les coûts de la corruption : les valeurs, l’essor économique menacé, des billions de dollars perdus, dénoncés par M. Guterres) (en anglais seulement), UN News, 9 décembre 2018. 
https://news.un.org/en/story/2018/12/1027971
 
2  Indice 2019 des défis de la corruption, Risk Advisory. https://www.riskadvisory.com/campaigns/corruption-challenges-index-2019-reveal/#panel-7
 
3  « Combating Corruption » (Lutte contre la corruption) (en anglais seulement), Banque mondiale, 4 octobre 2018. https://www.worldbank.org/en/topic/governance/brief/anti-corruption
 
4  « Corruption isn’t just a developing world issue, and it’s time Western leaders did more » (La corruption ne touche pas que les pays en développement ; il est temps que les leaders occidentaux agissent) (en anglais seulement)Forum économique mondial, 12 mai 2016. https://www.weforum.org/agenda/2016/05/corruption-isn-t-just-a-developing-world-issue-and-it-s-time-western-leaders-did-more
 
5  « Partnering Against Corruption Initiative » (Initiative du partenariat contre la corruption) (en anglais seulement), Forum économique mondial, https://www.weforum.org/communities/partnering-against-corruption-initiative
 

Le présent document est fourni par RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) à titre informatif seulement. Il ne peut être ni reproduit, ni distribué, ni publié sans le consentement écrit préalable de RBC GMA ou de ses entités affiliées mentionnées dans les présentes. Le présent document ne constitue pas une offre d’achat ou de vente ou la sollicitation d’achat ou de vente de titres, de produits ou de services dans aucun territoire. Ce document ne peut pas être distribué aux personnes résidant dans les territoires où une telle distribution est interdite.
 
RBC GMA est la division de gestion d’actifs de Banque Royale du Canada (RBC) qui regroupe RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., RBC Global Asset Management (UK) Limited, RBC Global Asset Management (Asia) Limited et BlueBay Asset Management LLP, qui sont des filiales distinctes mais affiliées de RBC.
 
Au Canada, ce document est fourni par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. (y compris par PH&N Institutionnel), qui est régie par chaque commission provinciale ou territoriale des valeurs mobilières auprès de qui elle est inscrite. Aux États-Unis, ce document est fourni par RBC Global Asset Management (U.S.) Inc., un conseiller en placement agréé par le gouvernement fédéral. En Europe, ce document est fourni par RBC Global Asset Management (UK) Limited, qui est agréée et régie par la Financial Conduct Authority du Royaume-Uni. En Asie, ce document est fourni par RBC Global Asset Management (Asia) Limited, qui est inscrite auprès de la Securities and Futures Commission (SFC) de Hong Kong.
 
Ce document n’a pas été revu par une autorité en valeurs mobilières ou toute autre autorité de réglementation et n’est inscrit auprès d’aucune d’entre elles. Il peut, selon le cas, être distribué par les entités susmentionnées dans leur territoire respectif. Vous trouverez des précisions sur RBC GMA au www.rbcgam.com.
 
Le présent document n’a pas pour objectif de fournir des conseils juridiques, comptables, fiscaux, financiers, liés aux placements ou autres, et ne doit pas servir de fondement à de tels conseils. RBC GMA prend des mesures raisonnables pour fournir des renseignements à jour, exacts et fiables, et croit qu’ils le sont au moment de leur impression. RBC GMA se réserve le droit, à tout moment et sans préavis, de corriger ou de modifier les renseignements, ou de cesser de les publier.
 
Tout renseignement prospectif sur les placements ou l’économie contenu dans le présent document a été obtenu par RBC GMA auprès de plusieurs sources. Les renseignements obtenus de tiers sont jugés fiables, mais ni RBC GMA, ni ses sociétés affiliées, ni aucune autre personne n’en garantissent explicitement ou implicitement l’exactitude, l’intégralité ou la pertinence. RBC GMA et ses sociétés affiliées n’assument aucune responsabilité à l’égard des erreurs ou des omissions.
 
Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs. Comme toutes les stratégies de placement, celle-ci comporte un risque de perdre la totalité ou une partie du montant investi. Les rendements estimatifs indiqués, le cas échéant, sont présentés à titre indicatif seulement et ne constituent en aucun cas des prévisions. Les rendements réels pourraient être supérieurs ou inférieurs à ceux indiqués, et pourraient varier considérablement, surtout à court terme. Il est impossible d’investir directement dans un indice.
 
Certains énoncés contenus dans ce document peuvent être considérés comme étant des énoncés prospectifs, lesquels expriment des attentes ou des prévisions actuelles à l’égard de résultats ou d’événements futurs. Les énoncés prospectifs ne sont pas des garanties de rendements ou d’événements futurs et comportent des risques et des incertitudes. Il convient de ne pas se fier indûment à ces énoncés, puisque les résultats ou les événements réels pourraient différer considérablement de ceux qui y sont indiqués en raison de divers facteurs. Avant de prendre une décision de placement, nous vous invitons à prendre en compte attentivement tous les facteurs pertinents.
 
® / MCMarque(s) de commerce de Banque Royale du Canada, utilisée(s) sous licence.
© RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., 2020