Un marché en évolution

Un marché en évolution

Investissement responsable

Terme générique servant à désigner le large éventail de méthodes qui peuvent être utilisées pour intégrer délibérément les critères environnement, société et gouvernance (ESG) dans le processus de placement.

Intégration des critères ESG
Intégration systématique de critères ESG importants dans les processus de placement.

Investissement socialement responsable (ISR) Présélection positive ou négative à l’aide de filtres afin d’inclure des sociétés dans l’univers de placement ou de les en exclure en fonction d’un ensemble déterminé de valeurs.

Investissement d’impact
Placement effectué en vue d’avoir une incidence
bénéfique mesurable sur le plan social ou
environnemental.

Investissement thématique
Placement effectué en visant de vastes thèmes
macroéconomiques relatifs à l’ESG.

Introduction

Maintenant que l’investissement fondé sur les
critères ESG arrive à maturité, les investisseurs
continuent à y accorder beaucoup d’intérêt, mais
ils sont plus critiques.

Après deux années consécutives de croissance importante de
l’utilisation de stratégies de placement relatives à l’environnement,
la société et la gouvernance (ESG) et de gestionnaires spécialisés
dans ce type d’investissement, le marché semble arriver à maturité,
le taux d’adoption croit de moins en moins et il est évident qu’il existe
des divergences d’opinions relativement à la valeur des placements
effectués en fonction des critères ESG. Selon le Sondage sur
l’investissement responsable RBC Gestion mondiale d’actifs 2019, la
grande majorité des investisseurs institutionnels continuent d’utiliser
les critères ESG et de suivre, avec leurs conseillers en placements et
leurs gestionnaires de fonds, des stratégies fondées sur les critères
ESG. Les établissements qui appliquent beaucoup les critères ESG
demeurent fermement convaincus de leur valeur. Toutefois, celles qui
les appliquent « un peu » ou qui n’ont pas encore adopté une approche
fondée sur les critères ESG semblent de moins en moins convaincues
de leur pertinence et paraissent préférer demeurer sur la touche pour
le moment.

L’un des thèmes qui se dégagent de façon claire du sondage de cette
année est la hausse du niveau d’incertitude relatif aux critères ESG.
Il semble y avoir des divergences d’opinions au sujet de la valeur
des critères ESG en ce qui concerne le rendement des placements.
Ceux qui ont adopté ces critères continuent d’avoir confiance en leur
valeur, mais le reste de l’échantillon du sondage exprime des doutes
sur la question. De plus, lorsqu’on leur a demandé si les critères ESG
permettent d’atténuer le risque, un pourcentage plus important de
répondants ont affirmé, cette année, qu’ils n’en étaient pas certains.

Quoi qu’il en soit, même si le taux d’adoption en matière de placements
fondés sur les critères ESG semble avoir plafonné au cours de l’année
dernière, les investisseurs institutionnels qui ont adopté cette
approche (c’est-à-dire la majorité d’entre eux) continuent à maintenir
le cap. Ils tiennent réellement compte des critères ESG et les utilisent
pour diverses catégories d’actif, dans le cadre de leurs engagements,
ainsi que pour déterminer quelles questions précises en matière
d’ESG, comme la cybersécurité, les changements climatiques, la lutte
anticorruption et l’eau, ont le plus d’importance pour eux.

Définitions clés

Dialogue

Tenter d’avoir de l’influence sur les pratiques
des entreprises par l’engagement direct,
les propositions d’actionnaires et
le vote par procuration.

Investissement responsable
Dialogue
Le sondage montre un large éventail

Près de 800 participants du monde entier, dont les États-Unis, le
Canada, l’Europe et l’Asie, ont répondu au Sondage sur l’investissement
responsable RBC Gestion mondiale d’actifs 2019. Les répondants sont
issus de tous les secteurs liés aux activités d’investissement.

Plus de 150 répondants travaillent pour des organisations détenant
des actifs allant de 1 milliard à 9,9 milliards de dollars, et 190 d’entre
eux proviennent d’organisations ayant des actifs supérieurs à 10
milliards de dollars. Environ un cinquième des répondants travaille
pour des organisations comptant au moins 10 000 employés et
approximativement la même quantité, soit 16 %, travaille pour de petites
entreprises de moins de 10 employés. Soixante consultants ont répondu
au sondage et donné des renseignements clés sur leur façon d’intégrer
les critères ESG au processus de sélection des gestionnaires.

Quelle est la structure principale
de l’entreprise de votre employeur ?

  % global
Gestion de patrimoine/Plateforme de gestion
de patrimoine
18.1
Promoteur de régime de retraite 10.1
Gestionnaire de placements 9.4
Organisme gouvernemental 9.1
Entreprise de services-conseils 8.6
Fondation, OSBL, organisme de bienfaisance 7.9
Société non financière 7.1
Conseiller en placements inscrit 5.8
Compagnie d’assurance 5.0
Établissement d’enseignement/Fonds de dotation 4.6
Autres 3.6
Autre expert-conseil, conseiller, fournisseur de services professionnels à un propriétaire d’actifs 3.4
Syndicat 2.4
Autre propriétaire d’actifs 1.8
Société de planification financière 1.6
Entreprise familiale 1.1
Organisme international/FMI/Banque mondiale/Banque de développement 0.3

Veuillez évaluer le nombre d’employés que comporte votre
organisation, soit le total de l’ensemble des usines, divisions,
succursales, filiales – nationales et internationales.

Veuillez évaluer le nombre d’employés que comporte votre organisation, soit le total de l’ensemble des usines, divisions, succursales, filiales – nationales et internationales.

Parmi les choix suivants, lequel représente le mieux les actifs
de retraite totaux de votre organisation ? Si vous travaillez pour
un fonds de dotation ou une fondation, veuillez indiquer les actifs
totaux du fonds.

Which of the following best represents the current total pension retirement assets of your organization? Endowments and foundations please indicate total fund assets.

L’évolution des schémas d’adoption des critères ESG

Un marché en évolution

Après plusieurs années de croissance rapide, le taux d’adoption
de l’approche reposant sur les critères ESG par les investisseurs
institutionnels semble diminuer. À l’échelle mondiale, le pourcentage
d’investisseurs qui ont affirmé, en 2019, utiliser les principes ESG dans
le cadre de leurs processus d’investissement et de prise de décision est
resté relativement constant par rapport à l’année dernière, soit 70 %. Sur
le plan régional, le pourcentage d’adoption des critères ESG a continué à
augmenter au Royaume-Uni et au Canada pour atteindre respectivement
97 % et 80 %, alors qu’aux États-Unis, il est resté semblable à celui de
l’année dernière, soit environ 65 %. Simultanément, à l’échelle mondiale,
30 % des répondants ont affirmé ne pas utiliser les critères ESG, une
légère augmentation par rapport aux 27,8 % de l’année dernière, laquelle
affichait une diminution par rapport aux 33,4 % de 2017.

Il faut toutefois mentionner que les investisseurs institutionnels qui
appliquent les principes ESG le font de façon plus importante : le
pourcentage d’investisseurs institutionnels qui affirme tenir compte
des principes ESG « beaucoup » plutôt qu’« un peu » a augmenté dans
plusieurs marchés en 2019. L’augmentation a été faible aux États-Unis
(environ 3 % par rapport à 2018). Elle a été plus prononcée au Canada
(plus de 5 %) et particulièrement forte au Royaume-Uni (30 %). Ces
données donnent à penser que les investisseurs institutionnels de ces
trois régions qui ont adopté une approche reposant sur les critères
ESG sont de plus en plus convaincus par les résultats qu’ils constatent
et que la tendance continue à évoluer progressivement vers l’adoption
complète.

Lorsqu’on tient compte de l’évolution de ces schémas d’adoption des
critères ESG, on en vient logiquement à se demander quels sont les
facteurs qui influencent les décisions des investisseurs institutionnels.

Quoique les répondants du sondage aient en grande partie invoqué, en
2018 et en 2019, les mêmes raisons pour avoir tenu compte ou non des
critères ESG, de légères différences indiquent des divergences de points
de vue par rapport à la valeur des critères ESG, particulièrement en ce
qui concerne l’accroissement des rendements et l’atténuation du risque.

L’année dernière, la raison la plus fréquemment invoquée par les
répondants qui intègrent déjà les critères ESG était le devoir fiduciaire.
Suivait, de près, la conviction que l’intégration des critères ESG aiderait à
atténuer le risque et à accroître les rendements. En 2019, ces priorités ont
changé d’ordre.

Le rendement, c’est-à-dire un risque moindre et un meilleur rendement,
constitue maintenant la raison la plus invoquée pour l’intégration des
critères ESG, et 53,1 % des répondants ont donné cette raison cette
année, alors qu’ils n’étaient que 52,8 % à le faire en 2018, tandis que cette
année le devoir fiduciaire n’a été invoqué que par 50,4 % des répondants,
contre 53,9 % en 2018. (Les répondants pouvaient choisir plus d’une
raison.)

Les réponses à cette question indiquent clairement que les investisseurs
qui intègrent les critères ESG à leurs décisions d’investissement
considèrent que cette stratégie peut aider à atténuer le risque, à
augmenter les rendements et à accomplir leur important devoir
fiduciaire.

Il est important de noter que, si les répondants sont plus nombreux à
invoquer la réduction du risque et l’amélioration du rendement comme
raison pour intégrer les critères ESG, cette augmentation ne s’est pas
toujours traduite par une réduction de l’invocation du devoir fiduciaire.
En Europe et au Royaume-Uni, par exemple, 64,9 % des répondants ont
invoqué le devoir fiduciaire, une augmentation par rapport aux 56,2 %
de l’année dernière.

des répondants utilisent les critères ESG dans leur processus d’investissement et de prise de décision.

des répondants utilisent les critères ESG dans leur processus d’investissement et de prise de décision.

70%

Exhibit 1 : Dans quelle mesure les critères
ESG sont-ils utilisés dans votre processus
d’investissement et de prise de décision ?

Exhibit 1 : Dans quelle mesure les critères ESG sont-ils utilisés dans votre processus d’investissement et de prise de décision ?

Exhibit 2 : Pour quelle(s) raison(s) avezvous intégré les critères ESG à votre processus d’investissement ?

Exhibit 2 : Pour quelle(s) raison(s) avezvous intégré les critères ESG à votre processus d’investissement ?
« […] les investisseurs qui intègrent
les critères ESG à leurs décisions
d’investissement considèrent que cette
stratégie peut aider à atténuer le risque, à
augmenter les rendements et à accomplir
leur important devoir fiduciaire. »

Ces réponses sont intéressantes du point de vue de l’énoncé de
politique de placement. Même si, en 2018 et en 2019, plus de la moitié des
répondants ont invoqué la responsabilité fiduciaire comme raison pour
intégrer les critères ESG, moins d’un tiers d’entre eux ont invoqué les
lignes directrices sur les placements.

Bien entendu, l’autre aspect intéressant de cette question est relatif
aux raisons que donnent les investisseurs pour ne pas tenir compte
des principes ESG. Cette année, la conviction que les critères ESG ne
sont pas conformes au devoir fiduciaire a été invoquée plus que toute
autre raison par un plus grand nombre de répondants. Dans l’ensemble,
32,9 % des répondants ont invoqué ce facteur, ce qui représente une
augmentation de 27 % par rapport à 2018, année où la principale raison
invoquée pour ne pas tenir compte des critères ESG était le manque de
ressources. Fait intéressant, en 2019, les ressources limitées n’ont été
invoquées que par 19 % des répondants, un recul par rapport aux 29,1 %
de 2018.

Le fait que, cette année, une proportion légèrement plus importante
de répondants a affirmé ne pas intégrer les critères ESG car ils
ne considèrent pas que ceux-ci auront un effet significatif sur les
rendements de leurs placements – ils sont 21,9 % contre 18,4 % l’année
dernière – pourrait constituer une autre indication de l’augmentation
des préoccupations relatives au rendement et au risque parmi les
répondants du sondage de 2019.

Exhibit 2 : Pour quelle(s) raison(s) avezvous intégré les critères ESG à votre processus d’investissement ?

*L’échantillon n’est pas significatif d’un point de vue statistique.

Un marché en évolution

Une question de rendement

Le rendement que les investisseurs anticipent des portefeuilles intégrant
les critères ESG par rapport aux portefeuilles qui ne tiennent pas compte
de ces critères constitue un puissant indicateur de leur appétit pour les
placements ESG.

Comme nous venons de le mentionner, les investisseurs institutionnels
qui intègrent déjà les critères ESG de façon importante sont plus
convaincus que jamais que cette approche ajoute de la valeur en matière
d’amélioration du rendement et d’atténuation du risque. Par rapport à
l’année dernière, les membres de ce groupe sont plus nombreux à être
certains que l’intégration de critères ESG peut atténuer le risque (93 %
des répondants sont maintenant en accord, soit 3 % de plus que l’année
dernière). Ils sont également plus nombreux à être convaincus que les
critères ESG peuvent générer de l’alpha (69 %, ce qui représente une
augmentation de 4 %).

Toutefois, au sein du groupe plus vaste comprenant tous les répondants à
l’échelle mondiale, y compris ceux qui n’intègrent pas les critères ESG et
ceux qui le font « un peu », les réponses obtenues cette année démontrent
une incertitude croissante au sujet des avantages d’une approche reposant
sur les critères ESG en matière de placements.

Cette année, 28,9 % des répondants ont affirmé penser que les
portefeuilles intégrant les critères ESG auraient un meilleur rendement
que les portefeuilles ne tenant pas compte de ces critères. Bien que ce
pourcentage représente une augmentation considérable par rapport aux
18 % qui ont fait la même affirmation en 2017, il est aussi légèrement
inférieur aux 30,9 % de l’année dernière.

Cette tendance s’est répercutée à l’échelle locale, sauf au Canada, où
33,6 % des répondants ont affirmé que les portefeuilles intégrant les
critères ESG auraient un meilleur rendement que les portefeuilles
n’intégrant pas ces critères, ce qui constitue une augmentation par rapport
aux 24,6 % obtenus il y a un an. Cela n’est peut-être pas surprenant, car
l’utilisation de principes ESG par les investisseurs canadiens a augmenté
de six points de pourcentage entre 2018 et 2019.

La proportion de répondants qui considèrent que les portefeuilles intégrant
les critères ESG auront un moins bon rendement que les portefeuilles qui
ne tiennent pas compte de ces critères constitue une bonne indication
de l’opinion des investisseurs au sujet des placements fondés sur les
critères ESG. Dans l’ensemble, cette proportion a connu une augmentation
importante, atteignant 17,8 %, par rapport à 10,4 % en 2018. La proportion de répondants doutant de l’efficacité des portefeuilles intégrant les critères
ESG est restée relativement stable dans le monde, mais, aux États-Unis, elle a atteint 22,1 % par rapport à 18,4 % l’année dernière. Ces résultats donnent à penser qu’une proportion importante du milieu des investissements institutionnels pourrait ne pas être au courant des recherches qui ont déboulonné le mythe voulant que les critères ESG nuisent au rendement, alors qu’ils constituent une base robuste en matière de stratégie de placements. Il y a lieu de s’en étonner, car le nombre de recherches qui appuient cette théorie n’a fait qu’augmenter l’année dernière.
 

Étant donné les réponses à la question relative au rendement des

portefeuilles intégrant les critères ESG par rapport à ceux qui ne tiennent

pas compte de ces critères, il n’est pas étonnant que, lorsqu’on leur a

demandé si l’intégration de critères ESG à un portefeuille peut aider à

générer de l’alpha, la proportion de répondants qui ont répondu oui était

légèrement inférieure, et celle des répondants qui ont répondu non était

légèrement supérieure. Le pourcentage de répondants qui ne sont pas

certains de la réponse à cette question est resté relativement constant,

dans les 41 à 42 %.

 

Une fois de plus, la répartition des réponses à cette question en

fonction des secteurs géographiques suit un schéma semblable à

celui de l’utilisation des critères ESG, avec une diminution du nombre

de répondants qui ont affirmé que les critères ESG peuvent aider à

générer de l’alpha aux États-Unis et en Asie, mais une augmentation

importante au Canada et dans l’ensemble de l’Europe et du Royaume-Uni

(combinés).

 

Le risque est, bien entendu, corollaire au rendement. Là aussi, le

Sondage sur l’investissement responsable RBC Gestion mondiale d’actifs

2019 laisse penser que les investisseurs institutionnels sont devenus un

peu plus méfiants relativement aux avantages de l’utilisation de critères

ESG dans leur processus d’investissement et que leur sensibilité par

rapport aux enjeux importants que constituent le risque et le rendement

a peut-être augmenté.

 

En 2018, 67,3 % des répondants ont affirmé qu’ils pensaient que

l’intégration des critères ESG à leur processus d’investissement pourrait

aider à atténuer les risques. Cette année, ce pourcentage a subi une

importante diminution de près de 9 % et est passé à 58,4 %. Quoique ce

résultat soit supérieur à celui de 47,9 % obtenu en 2017 pour la même

question, il démontre un changement d’attitude. Cela dit, ce recul n’a

pas eu lieu partout. Au Canada, 72 % des répondants ont affirmé que les

critères ESG peuvent atténuer le risque alors qu’ils étaient 70,7 % l’année

dernière et, dans l’ensemble de l’Europe et du Royaume-Uni (combinés),

88,6 % des répondants ont affirmé que les critères ESG pouvaient

atténuer le risque, alors qu’ils étaient 82,9 % en 2018. Des reculs ont aussi

été constatés aux États-Unis et en Asie.

 

Le nombre de participants qui ont répondu « Incertain » à la question

relative à l’atténuation des risques indique une augmentation de

l’incertitude relative aux critères ESG. Cette année, 24,1 % des répondants

ont affirmé qu’ils n’étaient pas certains que les critères ESG peuvent

aider à atténuer les risques, ce qui constitue une augmentation

par rapport au résultat de 18,8 % obtenu en 2018. Aux États-Unis, ce

pourcentage a atteint 28,8 %, alors qu’il était de 21,3 % l’année dernière.

Dans la plupart des autres régions où le sondage a été effectué, le

pourcentage a diminué.

 

Finalement, comme nous l’avons déjà mentionné, l’incertitude entourant

les critères ESG n’est pas universelle. Il n’est peut-être pas surprenant

que les répondants qui intègrent déjà beaucoup les critères ESG à leur

approche continuent à afficher une grande confiance envers leurs

capacités d’atténuation du risque et de génération d’alpha. Ainsi, bien

que les données relatives à la génération de rendement et à l’atténuation

du risque laissent entrevoir un changement d’attitude par rapport aux

critères ESG, il semble s’agir d’un changement d’humeur plutôt que d’un

changement total de point de vue.

Exhibit 3 : À votre avis, par rapport au rendement des portefeuilles qui
ne tiennent pas compte des critères ESG, comment sera le rendement des portefeuilles intégrant les critères ESG ?

Exhibit 3 : À votre avis, par rapport au rendement des portefeuilles qui ne tiennent pas compte des critères ESG, comment sera le rendement des portefeuilles intégrant les critères ESG ?
Exhibit 3 : À votre avis, par rapport au rendement des portefeuilles qui ne tiennent pas compte des critères ESG, comment sera le rendement des portefeuilles intégrant les critères ESG ?

Exhibit 4 : Les critères ESG peuvent-ils aider à générer de l’alpha ?

Exhibit 4 : Les critères ESG peuvent-ils aider à générer de l’alpha ?

Exhibit 5 : Les critères ESG peuvent-ils aider à atténuer le risque ?

Exhibit 5 : Les critères ESG peuvent-ils aider à atténuer le risque ?

Il reste un potentiel de croissance en matière d’investissement d’impact

Au fil des ans, le nombre d’investisseurs institutionnels détenant des produits d’impact au sein de leur portefeuille a peu changé. 

Aux États-Unis, les participants sont moins nombreux à avoir répondu oui (31,5 % en 2019 contre 34,4 % en 2018) à la question visant à déterminer s’ils détenaient ou non des produits d’impact, et ils sont également moins nombreux à avoir répondu non (44,9 % contre 52,3 %). Notons qu’un plus grand nombre de répondants ont déclaré ne pas en être certains (23,6 % contre 13,3 %), ce qui laisse supposer qu’il existe un certain degré d’incertitude au sujet de la définition des produits d’impact. Cette année, au Canada, les répondants sont moins nombreux à avoir affirmé détenir des produits d’impact que l’année dernière (15,4 % contre 16,8 %), alors qu’ils sont plus nombreux à avoir déclaré qu’ils n’en détenaient pas (52,9 % contre 48 %). Dans l’ensemble de l’Europe et du Royaume-Uni (combinés), les investisseurs sont plus nombreux à utiliser des produits d’impact cette année que l’année dernière (34,3 % contre 31,2 %), moins nombreux à ne pas en utiliser (51,4 % contre 52,5 %) et moins nombreux à ne pas en être certains (14,3 % contre 16,2 %).

Les résultats ont été semblables lorsqu’on a demandé aux répondants s’ils comptaient, au cours des cinq prochaines années, consacrer des fonds à l’investissement d’impact plutôt qu’aux critères ESG et à l’investissement socialement responsable. Dans l’ensemble comme dans les différentes régions, les répondants sont plus nombreux à avoir affirmé qu’ils n’en étaient pas certains qu’à avoir répondu oui ou non. Ces résultats étaient légèrement supérieurs à ceux obtenus en 2018 (41,5 % dans l’ensemble cette année contre 38 % dans l’ensemble en 2018). Le Canada est la seule des régions où les répondants sont plus nombreux à avoir affirmé qu’ils comptaient consacrer des fonds à l’investissement d’impact plutôt qu’aux critères ESG et à l’investissement socialement responsable au cours des cinq prochaines années, avec un résultat de 18,4 % légèrement supérieur aux 17,5 % obtenus en 2018.

Exhibit 6 : Détenez-vous actuellement des produits d’investissement d’impact dans votre portefeuille ?

Exhibit 6 : Détenez-vous actuellement des produits d’investissement d’impact dans votre portefeuille ?
Exhibit 7 : Comptez-vous consacrer des fonds à l’investissement d’impact plutôt qu’aux critères ESG et à l’investissement socialement responsable au cours des cinq prochaines années ?

Exhibit 7 : Comptez-vous consacrer des fonds à l’investissement d’impact plutôt qu’aux critères ESG et à l’investissement socialement responsable au cours des cinq prochaines années ?

Les actions constituent toujours une cible de choix pour l’analyse des critères ESG

Les actions constituent toujours une cible de choix pour l’analyse des critères ESG

Pour les investisseurs institutionnels, les actions restent la catégorie
d’actif la plus populaire pour l’intégration des critères ESG, suivies par
les titres à revenu fixe, les placements immobiliers, les placements
alternatifs et l’infrastructure. Ce classement reste très semblable
à celui de 2018, mais le niveau d’utilisation (en tant que pourcentage
de répondants) a quelque peu changé.

Il n’est peut-être pas surprenant que les catégories d’actif classiques
que constituent les actions et les titres à revenu fixe restent les plus
populaires pour l’intégration des critères ESG, mais il faut souligner que,
cette année, les investisseurs sont moins nombreux à intégrer les critères
ESG dans les domaines des placements immobiliers et de l’infrastructure,
et plus nombreux à investir dans d’autres actifs réels.

Cette fois encore, les résultats par région illustrent à quel point les
investisseurs institutionnels de diverses parties du monde envisagent
ces questions différemment. Aux États-Unis, de 2018 à 2019, l’utilisation
de critères ESG a augmenté pour les actions, les titres à revenu fixe et
les actifs réels, mais elle a diminué pour les placements immobiliers, les
placements alternatifs et l’infrastructure, alors qu’au Canada, l’utilisation
de critères ESG a augmenté dans l’immobilier et les actifs alternatifs et
diminué pour l’infrastructure. En Europe, y compris au Royaume-Uni,
le pourcentage d’investisseurs qui intègrent les critères ESG pour les
actions et les placements immobiliers a diminué de façon importante, et
il a augmenté pour les titres à revenu fixe, l’infrastructure, les placements
alternatifs et les autres actifs réels.

Alors que dans le monde entier un nombre de plus en plus important
d’investisseurs institutionnels intègrent les critères ESG à leurs stratégies
relatives aux titres à revenu fixe, ces titres sont généralement considérés,
dans un contexte ESG, comme moins prioritaires que les actions.

Lorsqu’on a demandé aux investisseurs s’ils considéraient qu’il est
important d’intégrer les critères ESG à leurs stratégies relatives aux
actions et aux titres à revenu fixe, près de la moitié d’entre eux ont
répondu que les deux étaient d’importance équivalente. Environ un tiers
d’entre eux ont affirmé que c’était important dans les deux cas, mais plus
pour les actions, et un très faible pourcentage (1,6 %) a affirmé que c’était
important dans les deux cas, mais plus pour les titres à revenu fixe. Il
est peut-être encore plus significatif que 22 % des investisseurs aient
déclaré que ce n’était important dans aucun des cas, une augmentation
importante par rapport aux 15,2 % de l’année dernière.

Exhibit 8 : À quelle(s) catégorie(s) d’actif appliquez-vous les critères ESG dans le cadre de votre processus de gestion de portefeuille ?

Exhibit 8: For which of the following asset classes do you incorporate ESG factors into portfolio management?

Exhibit 9 : Est-il important d’intégrer les critères ESG tant aux stratégies d’actions qu’à celles de titres à revenu fixe ?

Exhibit 9: Is it important to incorporate ESG factors into both equity and fixed income strategies?

Répondre aux besoins en matière de revenu fixe

Le nombre de répondants qui ont affirmé qu’il n’y a pas suffisamment
de produits à revenu fixe intégrant les critères ESG a chuté à 37,6 %,
par rapport à 43 % l’année dernière, ce qui indique peut-être que le
secteur de la gestion des actifs pourrait répondre à la demande d’offre
supplémentaire intégrant les critères ESG. Il semble donc que des
progrès aient été accomplis dans ce domaine, mais qu’il reste encore des
améliorations à faire. Parmi les répondants, 46,3 % ont affirmé ne pas
être certains qu’il y a suffisamment de produits à revenu fixe intégrant
les critères ESG sur le marché, une augmentation par rapport aux 42,7 %
de l’année dernière.

En ce qui concerne les émetteurs de titres à revenu fixe, les investisseurs
institutionnels considèrent que les critères ESG sont les plus importants,
aussi bien pour les sociétés émettrices que pour les émetteurs
souverains. Environ le tiers des répondants ont nommé ces deux
groupes.

Exhibit 10 : D’après vous, l’offre de produits à revenu fixe intégrant les
critères ESG est-elle suffisante ?

Exhibit 10: Do you believe that there are sufficient fixed income product offerings that incorporate ESG factors?
green city

Gestion active c. gestion passive

Comme la grande majorité des autres aspects de la gestion des placements,
les placements ESG ont subi l’influence du mouvement de gestion passive,
mais, selon le sondage, la gestion active tend à être plus répandue. On a,
pour la première fois, demandé aux répondants quel pourcentage de leur
portefeuille investi selon le principe général de l’investissement responsable
était géré de façon active.

Dans l’ensemble, la proportion moyenne était d’environ 61 %. La plupart des répondants ont indiqué faire appel à une combinaison de gestion passive et active pour leur portefeuille d’investissement responsable, mais 28,1 % des répondants n’emploient que la gestion active, et 10 % d’entre eux, uniquement la gestion passive.

À l’échelle régionale, c’est dans l’ensemble de l’Europe et du Royaume-Uni
(combinés) et au Canada qu’on trouve le pourcentage le plus important
de répondants dont les portefeuilles ESG sont gérés à 100 % de façon
active, avec des pourcentages respectifs de 45,5 % et 41,7 %. Aux États-
Unis, 21,3 % des répondants ont affirmé que l’ensemble de leur portefeuille
d’investissement responsable était géré de façon active, alors qu’en Asie,
10,5 % des répondants ont donné cette réponse.

Exhibit 11 : Pour la tranche de votre portefeuille investie selon le principe
général de l’investissement responsable, à quel pourcentage est appliquée une stratégie à gestion active (plutôt qu’une stratégie à gestion passive ou une stratégie indicielle) ?

Exhibit 11: Of your portfolio that falls under the umbrella of responsible investing, what percent is actively managed (versus passively managed or index-based)?
Exhibit 11: Of your portfolio that falls under the umbrella of responsible investing, what percent is actively managed (versus passively managed or index-based)?
Exhibit 11: Of your portfolio that falls under the umbrella of responsible investing, what percent is actively managed (versus passively managed or index-based)?
Exhibit 11: Of your portfolio that falls under the umbrella of responsible investing, what percent is actively managed (versus passively managed or index-based)?
Exhibit 11: Of your portfolio that falls under the umbrella of responsible investing, what percent is actively managed (versus passively managed or index-based)?

Le point de vue des conseillers

L’enthousiasme des conseillers en placement envers les placements
fondés sur les critères ESG semble être resté stable de 2018 à 2019, mais
ce type de placement semble avoir pris plus d’importance dans le cadre
de leur travail. Le nombre de consultants ayant participé au sondage qui
ont affirmé employer des gestionnaires de fonds externes intégrant les
critères ESG à leur processus de gestion de portefeuille est resté constant,
mais, cette année, à 18,2 % en 2018 contre 27,1 % en 2019, ils sont 9 % de plus que l’année dernière à avoir employé des consultants externes pour
« tous » les types de mandats et ils sont moins nombreux à avoir employé
des consultants externes pour « quelques » mandats. Aux États-Unis, cette
proportion a augmenté de 11 %, et au Canada, d’environ 26 %.

consultants view

Engagement, désinvestissement ou présélection négative ?

38.6% of respondents said engagement is more effective than divestment

38.6%

des répondants ont affirmé que l’engagement est plus efficace que le désinvestissement.

Les investisseurs institutionnels qui utilisent des stratégies de placement
fondées sur les critères ESG doivent répondre à une question importante :
est-il préférable de se contenter de désinvestir de certains portefeuilles ou de s’engager auprès des sociétés et de travailler avec leurs gestionnaires pour améliorer les pratiques et les structures environnementales, sociales et (ou) celles qui sont relatives à la gouvernance.

Dans le contexte du mouvement « sans combustibles fossiles », les investisseurs ont pris le parti de l’engagement, comme ils l’avaient fait lors du sondage de l’année dernière. Ils semblent toutefois envisager l’engagement avec moins d’enthousiasme. En effet, cette année, 38,6 % de l’ensemble des répondants ont affirmé que l’engagement est plus efficace que le désinvestissement, alors qu’ils étaient 45,1 % l’année dernière. La proportion de répondants selon lesquels le désinvestissement est plus efficace est passée de 8,1 % à 10,2 %, et la proportion de répondants selon lesquels aucune de ces approches n’est efficace est passée de 8,1 % en 2018 à 11,8 %. La proportion de répondants selon lesquels ces deux méthodes sont aussi efficaces est tombée à 16,4 % cette année, alors qu’elle était de 17,7 % l’année dernière. Les deux années, environ un cinquième des répondants n’étaient pas certains de savoir quelle méthode était la plus efficace.

C’est dans l’ensemble de l’Europe et du Royaume-Uni (combinés) que
les investisseurs institutionnels ont exprimé l’opinion la plus positive de
l’engagement, et 66,7 % d’entre eux ont affirmé que cette méthode était plus efficace que le désinvestissement, une augmentation par rapport aux 54,3 % de l’année dernière. Sur ce plan, les investisseurs canadiens se sont classés au deuxième rang avec un résultat de 47,4 % pratiquement identique à celui de l’année dernière. Aux États-Unis, 33,8 % des investisseurs ont pris le parti de l’engagement alors qu’ils étaient 38,8 % en 2018, et 10 % d’entre eux ont affirmé que le désinvestissement était plus efficace, contre 6,7 % l’année dernière.

Les questions d’engagement et de désinvestissement sont liées à la
présélection négative en fonction des critères ISR. Comme en 2018, les trois quarts de l’ensemble des répondants du sondage ont affirmé ne pas demander à leurs gestionnaires externes de pratiquer ce type de présélection.

Les investisseurs qui pratiquent la présélection négative ciblent en général
les armes à sous-munitions et les mines terrestres, le tabac et les armes.
Près des deux tiers des investisseurs qui pratiquent la présélection négative ont mentionné ces trois filtres, un résultat semblable à celui obtenu l’année dernière. Les filtres de présélection négative liés aux combustibles fossiles sont arrivés au quatrième rang. Ils sont appliqués par un peu moins de 45 % des répondants qui pratiquent la présélection négative.

Exhibit 12: In the Fossil Fuel Free context when thinking about ESG investing, do you consider divestment to be more effective than engagement?

Exhibit 12: In the Fossil Fuel Free context when thinking about ESG investing, do you consider divestment to be more effective than engagement?

Un besoin d’information

Pour s’engager, il faut être bien informé, et les émetteurs progressent lentement et à petits pas en ce qui concerne la quantité et la qualité de l’information qu’ils transmettent aux investisseurs.

Lorsqu’on leur a demandé d’évaluer, sur une échelle de 0 à 5 où 5 signifie qu’ils sont très satisfaits, leur satisfaction par rapport à la quantité d’information qui leur est transmise, la plupart des investisseurs ont indiqué un niveau de satisfaction légèrement supérieur au point moyen. Au total, 12,8 % des répondants ont répondu 4 ou 5, alors qu’ils étaient 7,9 % l’année dernière. À l’autre extrême, 18,9 % des participants ont répondu 0 (pas satisfait) ou 1 cette année, alors qu’ils étaient 21,5 % l’année
dernière.

La qualité des données a été évaluée avec une échelle semblable, avec des résultats similaires. La plupart des répondants ont indiqué une satisfaction légèrement supérieure à la moyenne. Cette année, 9,2 % des participants ont répondu 4 ou 5 (très satisfait), alors qu’ils n’étaient que 6,6 % l’année dernière. Cette année, comme l’année dernière, environ un quart des répondants ont évalué leur satisfaction à 0 (pas satisfait) ou 1.

Par rapport aux réponses obtenues l’année dernière, il semble qu’un plus
grand nombre d’investisseurs soient satisfaits de la quantité et de la qualité
des données relatives aux critères ESG. Il reste toutefois des possibilités
d’amélioration. Il reste donc à déterminer qui devrait réclamer une augmentation de la quantité et de la qualité de l’information et, dans l’ensemble, les investisseurs institutionnels continuent à considérer que cette responsabilité incombe aux actionnaires, suivis par les autorités réglementaires gouvernementales, les organismes du secteur et les bourses de valeurs.

Cette année, environ la moitié des répondants ont indiqué que cette
responsabilité incombe aux actionnaires, alors qu’ils étaient 46,2
% l’année dernière. Les organismes de réglementation gouvernementaux sont, une fois encore, arrivés en deuxième, mais la proportion d’investisseurs considérant que ces organismes ont une influence importante est passée à 21,8 % alors qu’elle était de 27,2 % l’année
dernière. Par contre, les organismes du secteur ont été indiqués par un plus grand nombre de répondants, avec une proportion de 20,5 % cette année plutôt que les 17 % de l’année dernière.

Par le passé, les bourses de valeurs avaient une grande influence sur la
gouvernance des sociétés, mais comme un grand nombre d’entre elles sont
devenues des sociétés à but lucratif, elles se concentrent davantage sur la
génération de revenus, ce dont tiennent compte les investisseurs institutionnels. Seuls 2,5 % des répondants ont indiqué que les bourses de valeurs poussent les sociétés à améliorer l’information qu’elles distribuent relativement aux critères ESG, alors qu’ils étaient 4,8 % l’année dernière.

river

Les différentes questions ESG

shield

Cette année, dans le cadre du sondage, on a demandé aux répondants de classer les questions ESG qui les préoccupent lorsqu’ils investissent. La cybersécurité est arrivée au premier rang, et 67,4 % des répondants ont indiqué que cette question les préoccupait ou qu’elle les préoccupait beaucoup.

Parmi les différences régionales dignes de mention, notons que dans l’ensemble de l’Europe et du Royaume-Uni (combinés), les changements climatiques sont arrivés en première position, suivis par l’eau, les énergies renouvelables, la lutte anticorruption et la biodiversité. Au Canada, la liste des 5 réponses principales comprenait : la lutte anticorruption, les droits des actionnaires, l’eau, la rémunération des membres de la haute direction et la cybersécurité. Aux États-Unis, la liste des 5 réponses principales comprenait : la cybersécurité, la lutte anticorruption, l’eau, la santé et sécurité et les énergies renouvelables.

La diversité au sein des conseils d’administration et la diversité en milieu
de travail ont obtenu des classements relativement bas. La proportion de
répondants indiquant que ces questions arrivaient au premier ou au deuxième rang de leurs principales préoccupations a été, respectivement, de 37,6 % et 35 %.

Enjeux globaux

diversity

Diversité des genres

Selon les répondants du Sondage sur l’investissement responsable RBC Gestion mondiale d’actifs de 2019, les actionnaires, ou plus précisément, les propositions des actionnaires, devraient constituer la principale motivation encourageant la diversité des genres au sein des conseils d’administration.

Mais, l’année dernière, les trois quarts des répondants ont affirmé que la
question de la diversité des genres au sein des conseils d’administration avait de l’importance pour eux. Cette année, la question était formulée différemment, et, lorsqu’on leur a demandé si les sociétés devraient adopter des cibles en matière de diversité des genres, la plupart des investisseurs ont répondu non. Évidemment, le vote a été serré : 52 % des participants ont répondu « non » et 48 % ont répondu « oui ». La plus importante proportion de votes négatifs, 55 %, provenait des États-Unis, alors que la plus importante proportion de votes positifs, 55,5 %, provenait de l’ensemble de l’Europe et du Royaume-Uni (combinés).

Financial reporting

Information financière

En ce qui concerne une autre question de gouvernance — soit l’information sur les résultats financiers —, une grande majorité (85 %) des investisseurs institutionnels continuent à être en accord sur le fait que les sociétés accordent trop d’importance à ces résultats. La plupart des répondants, soit 76 %, considèrent que l’importance accordée aux résultats financiers est due à des pressions sur les résultats à court terme exercées par les investisseurs. Il s’agit d’une réponse intéressante, car elle provient du même type d’investisseurs. La structure des régimes de rémunération
des cadres (61 %) et les rapports trimestriels (57 %) font également partie des raisons invoquées pour expliquer l’importance accordée aux résultats financiers.

Exhibit 13 : Quelles sont les questions ESG qui vous préoccupent lorsque vous investissez ?

Liste des 10 réponses principales (par % de répondants)

Exhibit 13: Which ESG issues are you concerned about while investing?

Conclusion

Au cours des dernières années, les placements fondés sur les critères ESG ont gagné l’intérêt de l’ensemble des investisseurs institutionnels, mais la croissance de l’adoption des critères ESG a ralenti. La grande majorité des investisseurs continue à déclarer qu’elle utilise beaucoup ou un peu les critères ESG dans le cadre de son processus d’investissement, mais la croissance importante de l’adoption des critères ESG qui a eu lieu entre 2017 et 2018 ne s’est pas poursuivie en 2019. Comme auparavant, le niveau d’engagement envers les critères ESG varie en fonction des régions.

« Ceux qui ont déjà adopté une approche d’investissement fortement fondée sur les critères ESG semblent maintenir leur conviction en ce qui concerne la valeur des critères ESG… »

Dans l’ensemble, le Sondage sur l’investissement responsable RBC Gestion mondiale d’actifs 2019 montre qu’il existe des nuances dans la façon dont les investisseurs institutionnels envisagent et utilisent les critères ESG dans le cadre de leur processus d’investissement.
Ceux qui ont déjà adopté une approche d’investissement fortement fondée sur les critères ESG semblent maintenir leur conviction en ce qui concerne la valeur des critères ESG et leur contribution au rendement des placements. Toutefois, chez les investisseurs qui ne font pas partie de ce groupe, le niveau d’incertitude semble croître, et, cette année, les investisseurs ont été plus nombreux que l’année dernière à répondre « pas sûr » à certaines questions.

Cela pourrait-il être dû au fait que les investisseurs institutionnels sont plus nombreux qu’auparavant à remettre en question l’efficacité des critères ESG en matière d’atténuation du risque ou de générateur de l’alpha ? Ou est-ce plutôt parce que ces investisseurs ont engagé du personnel dont les connaissances et la compréhension ne sont pas encore aussi approfondies que celles des autres ? Après tout, en 2018, la principale raison invoquée par les répondants pour ne pas suivre les principes ESG était le manque de ressources. Cette année, cette raison est tombée en troisième position, et le pourcentage de répondants qui l’a invoquée a diminué de 10 %.

Mais avant de tirer de grandes conclusions de ce qui ressemble à un
sentiment d’incertitude croissant ou à un ralentissement de la tendance à une plus grande adoption des critères ESG ou envers celle-ci, il faut tenir compte de l’influence du contexte macroéconomique des placements, avec les actions de grande valeur et la volatilité croissante, les faibles taux d’intérêt, les tensions commerciales mondiales et divers autres enjeux troublants, sur les investisseurs institutionnels. Les réponses au sondage démontrent nettement que les investisseurs se concentrent précisément
sur le risque et le rendement, ce qui n’a rien d’étonnant.

De plus, même si les investisseurs qui n’ont pas encore adopté l’ESG semblent vouloir demeurer sur la touche pour l’instant, ceux qui l’on fait continuent à évoluer vers une approche totalement axée sur les critères ESG. Les membres de ce groupe restent totalement engagés envers l’utilisation de critères ESG et souhaitent que le secteur de la gestion des placements continue à offrir d’autres possibilités de les mettre en pratique. Comme on pouvait s’y attendre, les actions et les titres à revenu fixe restent les catégories d’actif les plus populaires pour lesquelles les investisseurs institutionnels utilisent les critères ESG. Les investisseurs ont constaté des améliorations sur le plan de la disponibilité des produits à revenu fixe intégrant les critères ESG, mais ils en veulent plus.

De plus, bien que certains investisseurs institutionnels intègrent les critères ESG à d’autres classes d’actifs, comme les placements immobiliers et les placements alternatifs, le secteur a encore beaucoup de marge de manoeuvre pour prendre des initiatives, non seulement en ce qui concerne les produits, mais aussi les outils et les ressources visant à permettre aux investisseurs institutionnels de mieux comprendre le rôle décisif que certaines de ces autres catégories d’actif peuvent jouer au sein d’un portefeuille intégrant les critères ESG.

Ces considérations sont particulièrement pertinentes lorsqu’on tient compte des enjeux liés aux critères ESG auxquels le monde fait face : les effets des changements climatiques, les pénuries de logements, les besoins en infrastructure et les inégalités de revenu, par exemple.

Ainsi, bien que la tendance pluriannuelle de croissance en matière d’adoption des critères ESG soit peut-être en train de ralentir, rien n’indique une réduction de l’engagement des investisseurs institutionnels envers l’utilisation des critères ESG dans leurs processus d’investissement et en ce qui concerne la prise de décisions.

RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) et BlueBay Asset Management LLP ont conçu un sondage comprenant 27 questions sur le sujet de l’investissement responsable.


Le sondage a été distribué aux détenteurs d’actifs institutionnels, aux experts-conseils, aux membres du groupe P&I Advisory, aux clients et aux membres de la base de données de Pensions & Investments partout au Canada, en Europe, en Asie et aux États-Unis.


Signet Research, Inc. a recueilli et analysé les résultats de 799 répondants. L’entreprise a ensuite établi que les conclusions du sondage pourraient être acceptées et considérées comme sûres à 95 %, la tolérance d’échantillonnage étant de ±3,5 %.

Méthode de révision des plans financiers

leaves
green moss

 Pour nous joindre :

 Au Canada : institutions@phn.com
Aux É.-U. : gamusmarketing@rbc.com
 À l’international : gamukmarketing@rbc.com
 Visitez nos sites Web Gouvernance et investissement responsable aux adresses suivantes :
rbcgam.com/cgri
rbcgam.com/esg

Le présent document est fourni par RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA), division de gestion d’actifs de Banque Royale du Canada (RBC), à
titre informatif seulement. Il ne peut être ni reproduit, ni distribué, ni publié sans le consentement écrit préalable de RBC GMA ou de ses entités
affiliées mentionnées dans les présentes. Le présent document ne constitue pas une offre d’achat ou de vente ou la sollicitation d’achat ou de vente
de titres, de produits ou de services dans aucun territoire. Ce document ne peut pas être distribué aux personnes résidant dans les territoires où
une telle distribution est interdite.

RBC GMA est la division de gestion d’actifs de Banque Royale du Canada (RBC) qui regroupe RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., RBC Global Asset
Management (U.S.) Inc., RBC Global Asset Management (UK) Limited, RBC Global Asset Management (Asia) Limited et BlueBay Asset Management
LLP, qui sont des filiales distinctes mais affiliées de RBC.

Au Canada, ce document est fourni par RBC Gestion mondiale d’actifs Inc. (y compris PH&N Institutional), qui est régie par chaque commission
provinciale ou territoriale des valeurs mobilières auprès de qui elle est inscrite. Aux États-Unis, ce document est fourni par RBC Global Asset
Management (U.S.) Inc., un conseiller en placement agréé par le gouvernement fédéral. En Europe, ce document est fourni par RBC Global Asset
Management (UK) Limited, qui est agréée et régie par la Financial Conduct Authority du Royaume-Uni. En Asie, ce document est fourni par RBC
Global Asset Management (Asia) Limited, qui est inscrite auprès de la Securities and Futures Commission (SFC) de Hong Kong.

Ce document n’a pas été revu par une autorité en valeurs mobilières ou toute autre autorité de réglementation et n’est inscrit auprès d’aucune
d’entre elles. Il peut, selon le cas, être distribué par les entités susmentionnées dans leur territoire respectif. Vous trouverez des précisions sur RBC
GMA à www.rbcgam.com.

Le présent document n’a pas pour objectif de fournir des conseils juridiques, comptables, fiscaux, financiers, liés aux placements ou autres, et ne
doit pas servir de fondement à de tels conseils. RBC GMA prend des mesures raisonnables pour fournir des renseignements à jour, exacts et fiables,
et croit qu’ils le sont au moment de leur impression. RBC GMA se réserve le droit, à tout moment et sans préavis, de corriger ou de modifier les
renseignements, ou de cesser de les publier.

Tout renseignement prospectif sur les placements ou l’économie contenu dans le présent document a été obtenu par RBC GMA auprès de
plusieurs sources. Les renseignements obtenus de tiers sont jugés fiables, mais ni RBC GMA, ni ses sociétés affiliées, ni aucune autre personne
n’en garantissent explicitement ou implicitement l’exactitude, l’intégralité ou la pertinence. RBC GMA et ses sociétés affiliées n’assument aucune
responsabilité à l’égard des erreurs ou des omissions.

Les rendements antérieurs ne sont pas garants des résultats futurs. Les rendements sont estimés à des fins d’illustration seulement et ne
constituent en aucun cas des prévisions. Le rendement réel peut être supérieur ou inférieur à celui indiqué, et peut varier considérablement à plus
court terme. Il est impossible d’investir directement dans un indice non géré.

Certains énoncés contenus dans ce document peuvent être considérés comme étant des énoncés prospectifs, lesquels expriment des attentes
ou des prévisions actuelles à l’égard de résultats ou d’événements futurs. Les énoncés prospectifs ne sont pas des garanties de rendements ou
d’événements futurs et comportent des risques et des incertitudes. Il convient de ne pas se fier indûment à ces énoncés, puisque les résultats ou les
événements réels pourraient différer considérablement de ceux qui y sont indiqués en raison de divers facteurs. Avant de prendre une décision de
placement, nous vous invitons à prendre en compte attentivement tous les facteurs pertinents

® / MC Marque(s) de commerce de Banque Royale du Canada, utilisée(s) sous licence.
© RBC Gestion mondiale d’actifs Inc., octobre 2019.
linked in
twitter
leaves
« […] bien que la tendance pluriannuelle de croissance en matière d’adoption des critères ESG soit peut-être en train de ralentir, rien n’indique une réduction de l’engagement des investisseurs institutionnels envers l’utilisation des critères ESG dans leurs processus d’investissement et en ce qui concerne la prise de décisions. »